sécurité paramoteur

Sécurité


sécurité paramoteur

L'ULM, d'une façon générale, a été marqué dans ses débuts par quelques accidents malheureux que les médias ont relaté sans ménagement.
C'est pourquoi cette activité souffre encore aujourd'hui d'une image de sport à risque.
Fort de l'expérience d' une quinzaine d'années, nous pouvons dire qu'à présent nous avons atteint une certaine maturité.
Les matériaux utilisés dans la fabrication de nos parapentes ont subit des progrès considérables en matière de résistance, vieillissement et légèreté.
Les concepteurs de parapentes se sont adaptés à cette nouvelle pratique qui consiste à décoller d'une surface plate avec un moteur sur le dos dont le but est la promenade dans une aérologie de plaine bien plus calme que celle rencontrée sur les sites montagneux.
Les critères pris en compte lors de la conception de nos ailes diffèrent un peu de ceux d'un parapente de vol libre.
Nous voulons des voiles stables capables d'absorber les turbulences sans déformation du profil avec une facilité de gonflage la plus aisée possible.
En deux mots, des voiles sûres.
Les pratiquants de vol libre, eux, réclament des voiles ayant d'excellentes qualités de plané, c'est-à-dire des voiles qui ont la capacité pour une hauteur donnée, d'aller le plus loin possible. Nous appelons cela la finesse maximale d'une voile.
Chacun de ces axes d'intérêt se fait au détriment de l'autre. Pour la pratique du paramoteur, la finesse n'est pas primordiale car nous utilisons un propulseur. Cependant une mauvaise finesse nous fait consommer plus de carburant et augmente notre distance de décollage.
II existe aujourd'hui des parapentes qui présentent un bon compromis pour la pratique à la fois du vol libre et du paramoteur.


homologation paramoteur

Homologation

Avant d'être mises sur le marché, les voiles sont homologuées.
Les essais en vol sont réalisés par l'AEROTEST, département de la FFVL (fédération française de vol libre).
II y a d'abord les essais structurels où l'on teste la solidité des matériaux, les voiles sont soumises à une charge représentant 8 fois leur capacité maximale (8G).
En vol, elles sont mises dans des situations scabreuses afin d'évaluer leurs capacités à se remettre dans leurs configuration initiale.
Différents paramètres sont relevés et comparés aux différents critères qui permettent de définir si l'aile est conforme aux normes européennes (CEN) et dans quelle catégorie elle sera classée. Soit standard, performance, compétition ou biplace.
C'est dans la première de ces catégories que nous trouvons les ailes les plus adaptées à la pratique du paramoteur.
L'addition d'un groupe motopropulseur nous fait entrer dans la famille des ULM, classe parachute motorisé, les autres classes étant le multi-axe, le pendulaire, l'autogire, et l'aérostat. Pour pouvoir voler légalement nous devons constituer un dossier technique où doivent apparaître les différentes caractéristiques de masse, de vitesse et de motorisation.

Il doit comporter les calculs et comptes-rendus du programme défini par le ministère de l'aviation civile dont le but est de démontrer la cohérence de l'ensemble, son aptitude au vol et sa conformité en matière de sécurité. Pour finir, vous devrez rédiger un manuel d'entretien et remplir une fiche d'identification mentionnant les principales caractéristiques de votre ULM.
Laquelle sera transmise au directeur de l'aviation civile du lieu d'attache afin d'obtenir son visa.
On vous délivrera ensuite une carte d'identification dont le code a deux chiffres et deux lettres sera à reporter sur la face intérieure de votre parapente.
Vous en conviendrez, tout ceci n'est pas de la plus grande simplicité et encore je vous épargne les détails. Sans compter que lorsque vous décidez d'associer un groupe moto-propulseur d'un fabriquant quelconque à un parapente sélectionné par vos soins, vous devenez constructeur amateur. Du même coup, vous endossez la responsabilité des éventuelles inexactitudes contenues dans le dossier ainsi que les conséquences d'incident de vol.
L'alternative consiste à acquérir un ensemble ail et motopropulseur d'un fabriquant ayant constitué un dossier technique pour la fabrication en série.
Et à ce jour, seule la Sté ADVENTURE s'est donné cette peine pour chacun des ensemble prêt à voler de sa gamme.
Les parapentes y sont testés par des pilotes expérimentés en relation étroite avec l'un des meilleurs concepteurs actuels de parapente.
Outre les tracasseries administratives que cela vous permet d'éviter, vous pourrez voler serein.
Il vous suffira simplement d'envoyer la fiche d'identification fournie avec votre matériel au district aéronautique dont vous dépendez pour obtenir la carte d'identification sur laquelle est mentionnée votre immatriculation.

La sécurité n'est pas une simple affaire de matériel, c'est aussi et surtout une question de comportement et de bon sens.
Il s'avère que les quelques accidents que nous déplorons ces dernières années sont de la responsabilité des pilotes qui ne respectent pas les règles pourtant simples enseignées dans les écoles et les manuels de pilotage. Vols rasants sous le vent d'obstacles, acrobaties, conditions météorologiques inadaptées, non respect du cône de sécurité (forêt, ligne électrique, survol de l'eau), fatigue et visite prévol négligée sont souvent à l'origine d'accidents qui pourraient être évités.